Patrimoine

Le patrimoine de la Bosnie-Herzégovine reflète les divers brassages et les influences historiques politiques, ethniques et culturelles vécues par le pays, à mi-chemin entre Orient et Occident.

Panneau de bienvenue – Trebinje
Panneau de bienvenue – Trebinje

Aujourd’hui encore, il traduit les différentes facettes de l’histoire du pays et autorise d’incroyables voyages dans le temps.

L’exemple des langues parlées est symptomatique : il existe le croate, le bosniaque et le serbe. Bien que similaires dans l’ensemble, surtout pour le croate et le bosniaque, votre interlocuteur mettra un point d’honneur à les distinguer.

Le serbe utilise également l’alphabet cyrillique.

Plusieurs religions continuent de se côtoyer, entre les musulmans qui sont approximativement 45%, suivis des de 30 à 40% d’orthodoxes, puis des catholiques et des juifs. La pratique religieuse n’est pas soutenue, mais elle a rebondi à l’issue des conflits, comme marque de l’appartenance communautaire. Dans le pays, Noël, le ramadan ainsi que le nouvel an orthodoxe sont célébrés.

La musique bosniaque rend aussi compte des évolutions du pays au fil des siècles, et est pétrie des multiples bouleversements culturels et politiques de la région. La musique traditionnelle est plutôt récente et remonte au début du XXe siècle. Elle se compose de violons, de chants dont des polyphonies. On trouve aussi des instruments à vent tels que la gaïta, sorte de cornemuse, ainsi que des cordes et des percussions. A noter la présence de musique religieuse, même si celle-ci a été moins présente pendant l’ère communiste.
Plus récemment, le rock, la pop et les musiques électroniques se sont fait une place de choix en Bosnie-Herzégovine.

La guerre a causé la destruction d’un certain nombre de sites et de monuments afin d’effacer la mémoire du pays. De lourds efforts de conservation et de restauration ont été déployés afin de reconstruire et préserver le patrimoine, comme à Stolac.

Pour autant, divers fondements du patrimoine demeurent. La littérature n’est pas en reste ; Matija Divković est considéré comme l’auteur à l’origine du courant moderne de Bosnie-Herzégovine. Branislav Nušić est un autre auteur connu, premier directeur du théâtre national de Sarajevo, détruit en 1992.
Le cinéma tient aussi une place importante dans la culture, comme en atteste le festival du film de Sarajevo, le plus influent du genre en Europe du Sud.

La cuisine est un des piliers de la culture de la Bosnie-Herzégovine. Par ailleurs, la viande occupe une place de choix.

Voici une liste des plats les plus fameux :

Ćevapi, pain rond garni de rouleaux viande de bœuf et de mouton, hachée et grillée, avec de l’oignon. L’ensemble peut être accompagné d’un laitage.

La pita, une pâte dont le nom change selon la garniture. De la sorte, on aura par exemple :
burek, à base d’oignon et de viande
Zeljanica, avec des épinards et du fromage
Krompirusa aux pommes de terre aux oignons
Sirnica avec du fromage blanc

Sarma, viande de bœuf accompagnée de riz dans une feuille de chou ou de vigne
Bosanski lonac, plat de légumes et de viande lentement cuits au four
Salata, salade de choux, oignons et tomates, très populaire
Bamlja, préparé avec des pois chiches, des légumes, du bœuf et de la crème fraîche

Les alcools les plus consommés sont la rakia, dite également loza, eau-de-vie faite à base de fruits, suivis de la bière et du vin.